Un chauffage au gaz fonctionne en intérieur, mais pas dans n’importe quelle pièce. Il lui faut du volume, une entrée d’air qui reste ouverte, et il est exclu de la chambre comme de la salle de bain. Le point le moins connu vient à la fin : il ne coûte pas moins cher que l’électricité.
Les trois conditions non négociables
Une ventilation permanente. Un appareil à catalyse ou à infrarouge brûle le gaz dans la pièce et y rejette ses produits de combustion. Boucher la grille d’aération pour avoir moins froid est la pire idée possible, et c’est pourtant le premier réflexe de beaucoup de monde.
Un volume suffisant. Les notices donnent un minimum, souvent autour de 20 m³ pour les modèles courants, soit une pièce de 8 m² sous 2,50 m de plafond. En dessous, l’appareil n’est pas prévu pour.
Ni chambre ni salle de bain. Sur ce point, aucun fabricant ne laisse de marge d’interprétation.
Le coût réel, une fois posé le mythe
Une bouteille de butane de 13 kg coûte aujourd’hui autour de 38 € et délivre environ 165 kWh. Le kilowattheure revient donc à peu près à 0,23 €, contre un peu plus de 0,20 € pour l’électricité au tarif réglementé.
Autrement dit : sur une saison, le gaz en bouteille ne fait pas économiser. Son intérêt est ailleurs. Il chauffe fort et vite, il fonctionne sans courant, et il se déplace. Pour une véranda, un atelier, un garage ou une coupure de courant, c’est pertinent. Pour faire baisser une facture, non.
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Alors, à qui ça s’adresse
À ceux qui ont besoin de chaleur là où il n’y a pas de prise, ou pas assez de puissance disponible. Pas à ceux qui cherchent à réduire leur facture : pour ça, le pétrole coûte moins cher au kWh et le bois encore moins. Nous détaillons les trois dans notre article sur le chauffage d’appoint sans électricité.
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